Fruit et légumes frais

Écrit par  Lise Guénette
Membre de l’Association des naturopathes agréés du Québec

« Nous sommes ce que nous mangeons » !

Les preuves s’accumulent et le confirment. Une saine alimentation, majoritairement composée d’aliments non transformés, riches en antioxydants, en nutriments et en fibres, peut prévenir le développement de maladies chroniques, qu’il s’agisse de maladies gastro-intestinales, de diabète, de troubles articulaires, de problèmes cardiovasculaires, de maladies respiratoires chroniques ou de la maladie d’Alzheimer.

Selon le Dr Barry Sears, considéré comme le père fondateur de la nutrition anti-inflammatoire, une des causes de l’apparition de presque toutes les maladies chroniques et dégénératives, c’est la présence d’inflammation « silencieuse ».

Certains aliments peuvent entretenir et même aggraver l’inflammation. Le stress chronique et le manque de sommeil y contribuent aussi. Dans cet article et ceux des prochaines semaines, nous allons réfléchir à ce que nous mangeons !

Les « rôles » de l’alimentation sont multiples

  1. Fournir à l’organisme TOUS les nutriments dont il a besoin pour son énergie, se régénérer à toutes les étapes de la vie et lutter contre la maladie… pendant plus de 90 ans ;
  2. Apporter un bien-être intérieur ;
  3. Pour le plaisir, le partage et la convivialité : cuisiner et manger est un plaisir que vous pouvez renouveler au quotidien.

Pour réussir à changer vos habitudes, rien de mieux que d’y aller étape par étape ! Commençons par la première étape :

1. Parmi les aliments à éviter, vous l’avez sûrement deviné :  le sucre et les produits ultra-transformés. Comprendre pourquoi, c’est le point de départ d’un changement.

  • Accro au sucre ? Nous le sommes tous à divers degrés. Il ne nourrit pas, mais le sentiment de plaisir qu’il procure est addictif ! Presque une drogue pour certaines personnes… mais à quel prix pour leur santé ?
  • La consommation régulière de sucre entretient l’inflammation et celle-ci joue un rôle déterminant dans le développement de maladies chroniques et de l’obésité. Pire encore, et sans qu’on s’en rende compte,  la présence de marqueurs inflammatoires est aujourd’hui reconnue comme une des causes qui perturbe le fonctionnement du cerveau au point de déclencher des troubles de l’humeur et la dépression.
  • L’hypoglycémie, une des conséquences d’une trop grande consommation d’aliments sucrés, affecte la mémoire et nos capacités d’apprentissage. Les enfants et les adultes TDAH sont particulièrement sensibles aux fluctuations glycémiques. Parmi les symptômes associés à l’hypoglycémie, on retrouve : les difficultés de concentration, l’irritabilité, les changements d’humeur, la confusion, la fatigue, une plus grande difficulté à gérer le stress, des comportements anxieux… un état de mal-être sur lequel on peut agir en changeant nos habitudes alimentaires !
  • Le sucre, ennemi de l’intestin et de l’immunité ! La consommation d’aliments sucrés modifie la composition du microbiote intestinal et détruit une partie de sa diversité bactérienne. Il ne faut surtout pas oublier que c’est dans l’intestin qu’on retrouve plus de 80 % des cellules immunitaires.  En affectant la flore bactérienne, cela affaiblit les défenses immunitaires.
  • Le sucre est l’ingrédient le plus caché dans les aliments ultra-transformés : ces produits, qui jouissent d’un marketing agressif, contiennent souvent trop de sucre, d’additifs, d’agents de conservation, d’édulcorants, de colorants et de sel : céréales, biscuits, pâtisseries, barres tendres, boissons sucrées, boissons gazeuses, soupes instantanées, crèmes glacées, repas surgelés, craquelins, margarine, sauces du commerce, grignotines de toutes sortes.
  • Pensez aussi à prendre des suppléments.